Après les paroles de membres, place à celles de
ceux qui enseignent. Paskal, José, Cristelle et Nicolas ont chacun des
dizaines d'années de tatami derrière eux ; cette page rassemble ce qu'ils ont
à en dire, thème par thème.
Parcours
Comment ils sont arrivés au karaté, ce qui les y a gardés, et le chemin
jusqu'à l'enseignement.
Les débuts à 14 ans, par Paskal
Avant le 6e dan, avant l'enseignement, avant même le CO Sèvres
Karaté, il y a eu un adolescent de 14 ans qui poussait pour la première fois
la porte d'un dojo.
C'était en 1979, au club Budo XI, à Paris, auprès de Marcel Le Rolland, élève
direct de Senseï Taïji Kase. Paskal raconte ici ses
débuts : ce qui l'a amené au karaté, et ce qui a fait qu'il n'a plus jamais
quitté le tatami.
Chacun a ses propres raisons de venir au karaté, et nombreux sont les chemins
qui y mènent : un ami, un film, l'envie de se défendre ou de se dépasser, un
simple hasard. Celui de Paskal en est un parmi d'autres, et peu importe la
porte par laquelle on entre.
« Le déclic », par Paskal
Commencer le karaté est une chose. Se prendre de passion pour lui en est une
autre, et cela n'arrive pas forcément au premier cours.
Paskal raconte ici quand il a eu ce déclic, et comment une pratique
d'adolescent est devenue la passion de toute une vie.
« L'influence de la compétition », par Paskal
On connaît Paskal professeur. On sait moins qu'il a longtemps été
compétiteur : membre de l'équipe nationale JKA, il a disputé tournois
internationaux, championnats d'Europe et Coupes du Monde, jusqu'à un quart de
finale en kata au Championnat du Monde JKA, à Paris, en 1998. Son palmarès
est détaillé sur sa fiche.
Il revient ici sur ces années, et sur l'influence que la compétition a eue sur
sa pratique.
Les coupes finissent sur une étagère. Mais que reste-t-il, des années plus
tard, de ces saisons passées à se préparer pour un jour précis ? Qu'est-ce que
le compétiteur a laissé au pratiquant, puis au professeur ?
Un témoignage qui parle autant à ceux qui s'alignent en compétition qu'à ceux
qui n'y mettront jamais les pieds.
« Les entraînements au Japon », par Paskal
Pour un pratiquant de Shotokan, il y a une adresse à part : le Hombu Dojo de
la JKA, à Tokyo, là où se forme l'élite mondiale du style.
Paskal y est allé s'entraîner à plusieurs reprises.
Il raconte ici ce qui l'a surpris, et ce qui l'a impressionné, lors de ces
entraînements.
On y arrive avec des années de pratique derrière soi. Et pourtant,
qu'y découvre-t-on que l'on n'avait jamais vu ailleurs ?
Un récit pour tous ceux qui se sont un jour demandé à quoi ressemble un cours
là-bas.
« L'influence des grands maîtres », par Paskal
Abe, Asai, Nishiyama, Enoeda, Ochi, Yahara, Isaka, Miyazaki, Kawawada : pour
un pratiquant de Shotokan, ces noms comptent parmi ceux des plus grands
experts japonais. Paskal a suivi les stages de chacun
de ces senseïs.
Il explique ici l'influence que ces stages ont eue sur lui.
Un stage ne dure que quelques heures, parfois quelques jours. Mais que
garde-t-on d'un maître que l'on n'a côtoyé que le temps d'un stage, et que
retrouve-t-on de lui dans sa propre pratique, des années plus tard ?
Un témoignage sur ce qui se transmet, de maître à élève, puis d'élève devenu
professeur.
« Le 6e dan », par Paskal
Quarante-sept ans de karaté, dont près de quarante au club. Et au bout de ce
chemin, un passage de grade que peu de pratiquants connaissent : le
6e dan.
Paskal revient ici sur ce moment, et sur ce qu'il
représente vraiment.
Un haut grade, ce n'est pas une arrivée. C'est la reconnaissance d'un
parcours, et surtout l'ouverture d'un nouveau chapitre : la technique
continue de mûrir, la compréhension du karaté s'approfondit, et le plaisir
d'apprendre reste intact.
Un témoignage qui parle à tous, du débutant qui prépare sa première ceinture
au gradé qui doute encore de sa légitimité : on n'a jamais fini de progresser,
et c'est précisément ce qui rend ce chemin si beau.
« Que travailler après le 6e dan ? », par Paskal
Le grade est obtenu, le diplôme est rangé. Et le lundi suivant, on remet son
kimono comme tous les lundis. Pour travailler quoi, au juste ?
On pourrait croire qu'à ce niveau tout est acquis, et qu'il ne reste plus
qu'à entretenir. C'est tout le contraire : plus on avance, plus on mesure ce
qu'il reste à comprendre, jusque dans les techniques que l'on répète depuis
le premier cours.
Paskal nous partage ici sa vision de la suite du chemin : ce que l'on cherche
encore après plus de quarante ans de pratique, et ce qui donne envie de
revenir au dojo, séance après séance.
Une réponse qui ne concerne pas que les hauts gradés. Quelle que soit la
couleur de la ceinture, la question reste la même : qu'est-ce que je viens
travailler aujourd'hui ?
Le club
Leur regard sur le CO Sèvres Karaté : ce qui fait son esprit, et ce qu'ils
cherchent à y transmettre.
« Des gradés au club, quelles différences sur le tatami ? », par Paskal
Au CO Sèvres Karaté, plus d'un quart des adhérents porte la ceinture noire,
du 1er au 6e dan. Une richesse rare pour un club de
cette taille, que détaille la page
Le club en chiffres.
Mais au-delà des chiffres, qu'est-ce que cela change vraiment, un soir de
cours ? Paskal répond ici à la question.
Sur le tatami, les gradés ne s'entraînent pas entre eux, à l'écart. Ils sont
dans les rangs, à côté des débutants, et travaillent avec eux : un partenaire
qui a vingt ou trente ans de pratique montre le geste, donne le bon rythme,
rassure, et corrige d'un mot au bon moment.
Pour celui qui débute, c'est une chance : on progresse plus vite quand on a
de bons exemples sous les yeux. Et pour les gradés, c'est une façon de rendre
ce qu'ils ont eux-mêmes reçu en arrivant au club.
« La fierté du club », par Paskal
Près de quarante ans au CO Sèvres Karaté : on ne reste pas aussi longtemps
dans une maison sans y être profondément attaché.
Paskal dit ici, avec ses mots, ce qui le rend fier de
notre club.
Cette fierté, elle se voit d'abord sur le tatami : des enfants qui grandissent
au dojo, des débutants devenus ceintures noires, d'anciens élèves qui
enseignent aujourd'hui à leur tour, et toutes les générations qui s'entraînent
ensemble, dans la même exigence et la même bonne humeur.
Un club, ce sont avant tout des personnes. Celles qui poussent la porte pour
la première fois, celles qui reviennent chaque semaine depuis des années, et
celles qui donnent de leur temps pour que tout cela continue.
Une fierté qui se partage, donc : elle appartient à chacun de ceux qui font
vivre le CO Sèvres Karaté.
Pratique et technique
Leur façon d'aborder la technique, l'entraînement et la progression. Pour le
détail d'un geste, voir aussi Le contrôle et
Mawashi geri.
« Progresser quel que soit notre âge », par Paskal
Un jour, on s'aperçoit que la vitesse de ses vingt ans n'est plus tout à fait
là. Le corps récupère moins vite, l'explosivité se fait attendre, et l'on se
demande si les plus belles années de karaté ne sont pas derrière soi.
Paskal est bien placé pour répondre : plus de
quarante ans de pratique, et un 6e dan obtenu bien après ses vingt
ans. Il donne ici ses conseils pour continuer à progresser, quel que soit
notre âge.
Car le karaté ne se résume pas à aller vite. Ce que l'on perd en explosivité,
on peut le regagner ailleurs : dans la précision du geste, le relâchement, le
sens de la distance et du bon moment, et dans une compréhension de la
technique qui ne cesse de s'affiner avec les années.
C'est l'une des grandes forces de cet art : on ne le pratique pas à
cinquante ans comme à vingt, mais on peut y progresser toute sa vie. Il suffit
de continuer à venir, et de savoir ce que l'on cherche.
« Geste juste ou geste puissant ? », par Paskal
C'est une question que tout pratiquant finit par se poser, à la ceinture
blanche comme à la ceinture noire : faut-il d'abord chercher la puissance, ou
d'abord la justesse ?
La tentation est grande de vouloir frapper fort, tout de suite. Mais un geste
puissant et mal placé ne mène pas bien loin, et un geste parfaitement dessiné
qui ne porte pas laisse un goût d'inachevé.
Paskal nous partage ici ses réflexions sur ce que l'on oppose trop vite. Et
si la puissance n'était pas le contraire de la justesse, mais ce qui vient
quand le geste est enfin à sa place ?
Le regard du jury, par Paskal
Responsable des grades de la Ligue des Hauts-de-Seine,
Paskal Lescouët siège régulièrement dans les jurys de
passage de grade. Il passe ici de l'autre côté de la table : que regarde
vraiment un jury quand un candidat se présente ? Pas seulement la technique,
mais l'attitude, la précision, le contrôle, et cette manière d'être « dedans »
du premier au dernier salut.
Un éclairage précieux pour tous ceux qui préparent un dan, et plus largement
pour comprendre ce qui distingue un mouvement simplement juste d'un mouvement
qui convainc. Les passages de grade de Karim et de Pierre, racontés dans
Paroles de membres, en donnent l'autre versant.
Ce que le karaté apporte
Au-delà du dojo : ce que des années de pratique ont changé pour eux.
« Ce qu'apprend un enfant », par Paskal
On inscrit souvent un enfant au karaté pour qu'il se dépense, ou pour qu'il
apprenne à se défendre. Il en repart avec bien davantage.
Paskal, qui a créé la section enfants du club avec
José en 1989, explique ici ce qu'un enfant apprend sur
le tatami, et qui dépasse largement le sport.
Saluer, écouter, attendre son tour. Respecter son partenaire, qu'il soit plus
grand ou plus petit. Recommencer un geste jusqu'à ce qu'il soit juste, et
découvrir que l'effort finit par payer.
Ce sont des choses simples, apprises sans grands discours, séance après
séance. Et elles ne restent pas au dojo : la concentration, la confiance en
soi et le respect des autres suivent l'enfant à l'école, à la maison, et bien
plus tard dans sa vie d'adulte.
Une ceinture se mérite. Ce qu'on apprend en la préparant, on le garde
longtemps après.
Se lancer
Leurs conseils à celles et ceux qui hésitent encore à pousser la porte. Et si
la question reste ouverte, la page Débuter / FAQ y répond
point par point.
« Pas assez sportif, pas assez souple ? », par Paskal
C'est sans doute la phrase qu'on entend le plus souvent à l'entrée du dojo :
« le karaté, ce n'est pas pour moi, je ne suis pas assez sportif, pas assez
souple ».
Paskal y répond avec le sourire, et avec plus de quarante ans de tatami
derrière lui.
Personne n'arrive au karaté déjà prêt. On vient comme on est, et c'est la
pratique, séance après séance, qui construit le souffle, la souplesse et la
confiance.
Chacun avance à son rythme, entouré de partenaires qui sont tous passés par
là.
Alors si cette petite voix vous retient encore, écoutez plutôt celle de
Paskal.
Et venez essayer : le premier cours est gratuit,
sans engagement, et on vous attend avec plaisir.
« Reprendre le kimono », par Paskal
Vous avez pratiqué, il y a cinq ans, dix ans, vingt ans. Le kimono est
toujours dans un placard, et l'envie revient de temps en temps.
Mais on hésite : est-ce que le corps suivra, est-ce que tout est oublié,
est-ce qu'on repart vraiment de zéro ?
Paskal s'adresse ici à celles et ceux qui ont connu le tatami et qui n'osent
pas y revenir.
Ce qui a été appris ne s'efface pas. Les gestes reviennent plus vite qu'on ne
le croit, et personne ne vous demandera de comptes sur les années d'absence.
Reprendre, c'est retrouver un plaisir qu'on connaît déjà. Le
premier cours est gratuit, et le dojo n'attend
que vous.